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Renforcer la gouvernance
des Associations et Organisations Professionnelles (AOP) pour leur permettre de
jouer pleinement leur rôle dans le Dialogue Public-Privé. Tel était l’enjeu de
l’atelier de formation consacré à la gouvernance associative, organisé les 26
et 27 août au Seen Hôtel Plateau, Par le Secrétariat Exécutif du Comité de
Concertation État-Secteur Privé (CCESP) et la GIZ, à travers le Projet de
Réformes économiques et d’investissements (PROREI).
Cette initiative s’inscrit
dans un contexte où la solidité des organisations professionnelles apparaît
comme une condition essentielle à la qualité du dialogue entre l’État et le
secteur privé. Des instances fonctionnelles, une répartition claire des responsabilités,
une gestion transparente et une bonne communication avec les membres
constituent autant de leviers pour renforcer la représentativité et la
crédibilité des AOP. L’objectif était de doter les dirigeants et membres des
organisations professionnelles d’outils concrets pour améliorer leur
fonctionnement interne et renforcer leur participation aux réformes
économiques.
Une gouvernance solide,
socle d’un Dialogue Public-Privé efficace
A l’ouverture, Mme Mariam
Fadiga Fofana, Secrétaire exécutif du Comité de Concertation État-Secteur Privé
(CCESP), a rappelé que la qualité du Dialogue Public-Privé dépend largement de
la capacité des organisations à représenter efficacement leurs membres. « Une
association ou une organisation professionnelle bien structurée n’est pas
seulement utile à ses propres membres : elle est un interlocuteur crédible,
capable de porter des positions claires, documentées et représentatives »,
a-t-elle déclaré.
Selon elle, les AOP jouent un rôle stratégique dans la consolidation des préoccupations des entreprises, le suivi des engagements pris avec les pouvoirs publics et la diffusion des réformes auprès de leurs membres. A l’inverse, des organisations fragiles dans leur gouvernance affaiblissent la qualité du dialogue entre l’État et le secteur privé. Le renforcement de la gouvernance associative constitue ainsi un investissement direct dans la crédibilité du Dialogue Public-Privé en Côte d’Ivoire.
Deux jours de formation
pour transformer les pratiques des AOP
Fidèle à une approche
résolument pratique avec 20 % de théorie et 80 % d’exercices, l’atelier animé
par les consultants-formateurs Konan Sylvain et Konan Cynthia, a alterné jeux
de rôle, études de cas, simulations de réunions, diagnostics organisationnels
et travaux de groupe.
Huit sessions ont permis
d’aborder les fondamentaux de la gouvernance associative : les principes de
bonne gouvernance, les rôles des organes dirigeants, la tenue de réunions
efficaces, la transparence financière, les services aux membres, la communication,
la redevabilité et l’élaboration d’un plan d’amélioration adapté à chaque
organisation.
Les représentants de
plusieurs organisations professionnelles, notamment l’Association des
Bijoutiers Professionnels de Côte d’Ivoire (ABPCI), la Confédération des
PME/PMI du BTP et l’Organisation Nationale Professionnelle des Créateurs
Ivoiriens de Mode (ONPMCI), ont confronté leurs réalités de terrain afin
d’identifier les forces et les insuffisances de leurs structures. Les
diagnostics ont mis en évidence des acquis importants, mais aussi des besoins
d’amélioration en matière d’application des textes statutaires, de
fonctionnement des organes, de gestion, de communication interne et de
reddition de comptes.
Du renforcement des capacités à une participation active aux réformes économiques
En clôturant les travaux,
Mme Reine Dagbo Quilliard, Directrice de la Composante II du Projet de
Renforcement de la Compétitivité des Entreprises et de l’Investissement
(PROREI), a salué l’engagement des participants et la qualité des échanges
observés durant les deux journées.
Pour elle, la véritable
valeur ajoutée du PROREI réside dans sa capacité à structurer le Dialogue Public-Privé. « Notre particularité au sein du projet PROREI, c’est vraiment le Dialogue Public-Privé », a-t-elle rappelé, en insistant sur la nécessité pour
les organisations professionnelles de devenir des forces de proposition auprès
des pouvoirs publics.
Mme Reine Dagbo Quilliard
a invité les participants à transformer les connaissances acquises en actions
concrètes. Les AOP, a-t-elle expliqué, devront désormais mobiliser leurs
expertises pour contribuer aux futures concertations sur les politiques publiques,
les contraintes sectorielles et l’amélioration de l’environnement des affaires.
Les membres les plus qualifiés pourront être sollicités pour enrichir les
discussions entre le secteur privé et l’État.
Il ressort au terme de cet
atelier, que des organisations professionnelles mieux gouvernées seront des
acteurs plus crédibles, plus représentatifs et mieux armés pour défendre les
intérêts de leurs membres.