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Le Ministre de l’Économie
et des Finances, Adama Coulibaly, Président du Comité technique de concertation
(CTC) dans le cadre du Comité de Concertation État–Secteur Privé (CCESP), a
convié les acteurs du secteur privé à un déjeuner d’échanges de vœux, le lundi
16 février 2026, à l’hôtel Pullman Abidjan Plateau.
La cérémonie a également
enregistré la participation du Ministre du Commerce, de l’Industrie et de
l’Artisanat, Kalil Konaté, Premier vice-président du CTC.
Initiée par le Président
du CTC, cette rencontre avait pour objectif d’échanger les vœux de Nouvel An
entre l’État et le secteur privé, mais surtout de consolider le Dialogue
Public-Privé (DPP) et de renforcer la confiance mutuelle entre les deux
parties. Elle marque ainsi le lancement officiel des activités du CCESP au
titre de l’année 2026.
A cette occasion, le
Ministre Adama Coulibaly a formulé ses vœux de santé, de succès, de bonheur et
de paix à l’ensemble des acteurs présents. Il a souligné que la forte
mobilisation des responsables des organisations du secteur privé et des
chambres consulaires témoignait de l’importance accordée à la problématique du
dialogue entre l’État et le secteur privé.
Se réjouissant du
dialogue permanent instauré entre les deux parties, il a relevé que celui-ci a
permis de traiter plusieurs préoccupations majeures du secteur privé, notamment sur la question de l’accès et de la circulation au
Port Autonome d’Abidjan où des investissements structurants ont été réalisés
grâce aux efforts conjugués de l’État de Côte d’Ivoire et de ses partenaires,
notamment le Gouvernement américain à travers le Millennium Challenge Account
(MCC).
Ces travaux ont permis d’améliorer
significativement la fluidité des opérations portuaires, au bénéfice de la
compétitivité de notre plateforme logistique et des opérateurs économiques.
Dans le domaine de l’importation et de la
commercialisation des engrais, le ministre Adama Coulibaly a fait remarquer que
des aménagements importants ont été apportés au dispositif existant, tant au
niveau de la simplification documentaire que de la réduction des coûts exigés
aux acteurs, en réponse directe aux préoccupations exprimées.
Sur le plan fiscal, le Ministre de l'Economie, des
Finances et du Budget a tenu à souligner l’implication du secteur privé dans
les discussions préparatoires à l’élaboration de l’annexe fiscale 2026, "dans
un esprit de recherche d’équilibre entre mobilisation des ressources et soutien
à l’activité économique".
Il a par ailleurs noté l’aboutissement
d’initiatives majeures pour la promotion de l’entrepreneuriat national à
l’instar du Programme Economique pour l’innovation et la Transformation des
Entreprises avec la présentation en décembre 2025, de la première cohorte,
forte de 27 entreprises à fort potentiel de croissance.
"Ces entreprises lauréates bénéficieront de
divers appuis, dont l’accès à la commande publique, l’accompagnement à la
mobilisation des ressources nécessaires à l’amélioration de leurs outils de
production.
A cet effet, une dotation de 10 milliards est
prévue au budget 2026, et la coordination du programme travaille à déployer les
appuis au profit de ces entreprises lauréates après actualisation de leurs
états financiers. Les dispositions sont également en cours afin de lancer la
sélection de la 2ième cohorte, au cours de l’année 2026", a indiqué le Ministre
Adama Coulibaly.
Enfin, dans le cadre de la déconcentration du
Dialogue Public-Privé, le Président du CTC s'est réjoui de l’adoption de
l’arrêté interministériel portant création des Comités Locaux de Concertation
État–Secteur privé qui a permis de prendre en compte les réalités
territoriales.
"A ce jour, trois plateformes régionales sont
opérationnelles à San Pedro, Bouaké et Korhogo, et constituent des relais
importants du dialogue au niveau local", a-t-il déclaré.
Le Ministre Adama Coulibaly n'a pas manqué de saluer le travail appréciable du Secrétariat Exécutif du
Comité de Concertation (SE-CCESP), avec l’appui de partenaires tels que la GIZ
et le PACACI, en matière de structuration des cadres paritaires sectoriels et
de renforcement des capacités des organisations professionnelles.
"Ces actions contribuent à doter le Dialogue
Public -Privé d’outils modernes de gouvernance et à renforcer l’appropriation
des réformes par les acteurs économiques", a-t-il insisté.
Fort de ces acquis, le Président du CTC s’est projeté sur les
perspectives de l’année 2026. « Cette
année, marquée par la mise en œuvre du nouveau Plan national de Développement
2026-2030, qui projette une croissance moyenne de 7,2 % sur la période et un
investissement global de 114 838,5 milliards FCFA, dont 29,8 % pour le secteur
public et 70 % pour le secteur privé, nous restons convaincus que la poursuite
du dialogue sera indispensable », a-t-il affirmé.
Réaffirmant, en outre, l’engagement de
l’État de Côte d'Ivoire
à traiter avec diligence les préoccupations du secteur privé, le Président du CTC a tenu à rassurer
quant à la disponibilité constante du Gouvernement, à travers le CCESP, à
examiner toutes les questions dans le cadre du Dialogue Public-Privé.
« Il
[Dialogue Public -Privé] doit davantage se renforcer en passant d’un dialogue
essentiellement consultatif à un dialogue stratégique, orienté vers l’impact et
capable de mobiliser l’ensemble des parties prenantes autour de l’ambition
nationale de transformation structurelle de l’économie »,
a insisté Adama Coulibaly.
Le ministre de
l’Economie, des Finances et du Budget a, à cet effet, félicité et encouragé
Madame la Secrétaire exécutive du CCESP, Mariam Fadiga Fofana, pour le travail
accompli, en parfaite cohérence avec la vision du Gouvernement.
Prenant la parole au nom
du secteur privé, le Président de la Confédération générale des entreprises de
Côte d’Ivoire (CGECI), Hamed Cissé, s’est réjoui de la pérennisation de cette
initiative. « Ce déjeuner est devenu un
rituel, et pour nous, c’est une très bonne chose. Il nous permet d’amorcer et
de consolider un Dialogue Public -Privé aujourd’hui à un stade satisfaisant. Les
échanges se passent bien, même lorsque des divergences subsistent. Nous
souhaitons que ce dialogue se poursuive ainsi. Pour cette année, nous prévoyons
de nous retrouver une fois par trimestre afin d’examiner les préoccupations
pendantes », a-t-il déclaré.
Il a enfin exprimé sa
reconnaissance au Président de la République, Alassane Ouattara, ainsi qu’au
Premier ministre, Robert Beugré Mambé, pour l’importance accordée au Dialogue
Public -Privé, levier essentiel de la bonne marche de l’économie nationale.